Je vous présente ici quelques passages de mon projet professionnel…
Comment ma vision de l’enseignement a-t-elle évoluée?
Avant d’entamer ces études, j’avais une vision caricaturale de l’enseignant : je pensais qu’il devait simplement transmettre un savoir (« donner cours »). Je ne connaissais pas la pédagogie active, le socioconstructivisme, les mises en situation, le fait que c’est l’élève qui doit être acteur de son apprentissage et que l’enseignant ne devait être là « que » pour le guider et l’encadrer. Toutes ces nouvelles découvertes m’ont un peu déboussolée et je me suis demandé si j’arriverais, en tant que stagiaire-enseignante, à être à la hauteur de ce qu’on attendait de moi !Aujourd’hui, en fin de troisième année et avec du recul, ma vision de l’enseignement a fortement évoluée et je pense être finalement arrivée à ce que l’on attendait de moi, ceci grâce à beaucoup d’efforts, de persévérance et de soutien de mes proches dans les moments difficiles. Bien sûr, ceci n’est qu’un début, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et je m’en réjouis…
De plus, aujourd’hui, je ne conçois plus l’école comme un lieu où on va uniquement pour apprendre des savoirs et des compétences, mais aussi où l’on apprend à vivre en société, où l’on apprend à s’exprimer, à débattre, à s’ouvrir sur la monde, à s’étonner, se questionner, à chercher des réponses, etc. Ma vision de l’enseignement est beaucoup plus large qu’avant et j’y ai intégré de nouvelles dimensions sociales, culturelles et philosophiques.
Quels sont mes points forts et mes points faibles?
En ce qui concerne mes points forts, je dirais tout d’abord, que j’essaye toujours de me remettre en question et je m’investis très fort dans la recherche et l’élaboration des leçons. Je suis donc très consciencieuse parce que j’aime le travail bien fait.Ensuite, une autre de mes qualités est le sens du contact humain et l’empathie que j’éprouve pour les enfants. Par exemple, si un enfant a une mauvais comportement, j’essaye de ne pas le juger trop vite mais de prendre en compte tous les facteurs qui pourraient expliquer son attitude (aspect socio-familiaux, culturels, psychologiques, etc).En ce qui concerne mes faiblesses, j’ai parfois de légères lacunes en matière, mais étant très travailleuse et investie, je m’efforce, quand il le faut, à vaincre ces difficultés.Un autre de mes points faibles est que je suis parfois trop préoccupée par la leçon (déroulement, contenu) que je n’arrive pas à être suffisamment à l’écoute de ce que disent les enfants. Cependant, je crois que c’est une difficulté du débutant et qu’avec le temps, j’arriverai à m’améliorer. De même avec le planning de la semaine, j’ai tendance à m’inquiéter de ne pas arriver à « boucler la matière prévue » et de prendre du retard. J’ai aussi une fâcheuse tendance à trop me comparer à mes collègues et à vouloir toujours être au « même niveau » qu’elles.La gestion de groupe est une autre de mes difficultés. A plusieurs reprises durant mes stages, je me suis sentie dépassée et je ne parvenais plus à capter l’attention des élèves. J’ai essayé plusieurs techniques mais la durée des stages ne me permettent pas de savoir si elles fonctionneraient à long terme. J’aimerais, au cours de ma carrière, suivre des formations pour acquérir d’autres outils de gestion de groupe. Néanmoins, je sais qu’il n’y a pas de « recette miracle » et il faudra que je trouve moi-même une manière d’instaurer la discipline. Je dois aussi surveiller mes phases « oral-écrit » car j’ai tendance à faire des phases orales trop longues et ainsi, je perds l’attention des élèves.
Enfin, j’ai parfois tendance à me laisser attendrir par les enfants, et ceux-ci en profitent alors parfois pour transgresser les règles que j’avais imposées. Je devrai donc veiller à être le plus impartiale possible afin d’exiger le même respect des règles par tous les enfants.
L’enseignante idéale que je voudrais devenir: mon idéal
L’enseignante idéale que je voudrais devenir adhérerait aux valeurs suivantes et essaierait de les transmettre aux enfants :
L’entraide·
L’engagement·
Le respect d’autrui·
L’ouverture et l’intérêt pour autrui·
La curiosité·
Le plaisir d’apprendre·
L’égalité·
Le droit à l’erreur·
La solidarité·
La confiance en soi et en autrui
L’estime de soi et l’autosatisfaction
Les pédagogies privilégiées que je voudrais mettre en place dans ma future classe
Le travail de groupes ou pédagogie socioconstructiviste :Je pense que le travail de groupes permet aux élèves de confronter leurs points de vue, de discuter, d’avoir chacun un rôle à jouer et donc de se responsabiliser et d’acquérir plus d’autonomie. Je suis convaincue de cette méthode mais, je pense qu’il faut, au début, de la patience de la part de l’enseignant car le tâtonnement, la recherche et la discussion en groupe prend plus de temps et on ne voit pas toujours les résultats positifs qui en découlent de manière immédiate. Cependant, cette méthode, si on l’encourage sur le long terme, permet le développement de nombreuses compétences transversales.
La pédagogie différenciée :Cette méthode est essentielle pour répondre à l’hétérogénéité de la classe. En effet, les enfants ont des « niveaux-matière » différentes, des modes de pensées différentes (visuelles, auditives et kinesthésiques), des formes d’intelligence différentes, etc. L’enseignant doit donc pouvoir différencier ses modes d’intervention auprès des élèves et adapter la matière et la méthode à chacun des élèves qui lui est confié.
La pédagogie coopérative :La pédagogie coopérative signifie tout d’abord, installer des rapports de coopération et de confiance. L’enseignant est donc chargé de faciliter l’expression, d’aider la prise en compte des émotions, de l’affectivité, d’assurer le règlement de conflits et avoir une attitude accompagnatrice et non autoritaire. Il sera aussi chargé d’organiser les séquences d’apprentissage (le plus souvent en groupes ou individuel), de guider, d’assurer la réappropriation individuelle du travail fait en groupe, d’assurer les réinvestissements à travers de nouvelles situations et d’assurer les évaluations.Quelques principes-clés participent aussi à créer le climat :o Dans la classe sont reconnus le droit, l’erreur, le droit au doute, le droit au non savoir et le devoir d’écoute ;o Les élèves ont le droit de se faire aider par un ou plusieurs camarades et le devoir de secourir un camarade en difficulté ;o La réussite de chaque enfant est l’affaire de tous ;o Il est un devoir de porter secours à un camarade en difficulté, que celle-ci soit affective, physique, relationnelle ou intellectuelle ;o Toutes les décisions se prennent avec l’ensemble du groupe réuni en conseil de coopérativeo Les apprentissages se construisent activement, en interaction autour de situation-problème.
Je suis bien entendu consciente que cette pédagogie vise un idéal (et mon idéal), mais qu’elle se heurtera sans doute aux habitudes différentes des élèves, de l’école et de la société au sens large.
L’organisation de la classe
J’aimerais que ma future classe soit un lieu accueillant et chaleureux pour favoriser l’épanouissement des enfants. Voici comment j’envisage ma future classe :la disposition des bancs en équipe (avec tournante toutes les 6 semaines), un tableau de la répartition des métiers (calendrier, gestion du tableau, distribution et ramassage des feuilles, facteur,…), une bibliothèque de classe, un espace de jeux de société, un ordinateur (si possible) pour les recherches des élèves (spontanées ou demandées), les réalisations artistiques des enfants sur les murs
Ø Un lecteur CD pour la relaxation ou l’apprentissage de chants
La grille horaire
Voici un exemple de grille horaire, qui reflète la diversité des activités qui me semblent importantes.
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lundi |
mardi |
mercredi |
jeudi |
vendredi |
| 8h25 |
« Quoi de neuf ? » (5-10 min)Savoir parler/écouter : article d’actualité |
« Quoi de neuf ? » (5-10 min)Savoir écrire |
« Quoi de neuf ? » (5-10 min)Problèmes |
« Quoi de neuf ? » (5-10 min)Eveil |
« Quoi de neuf ? » (5-10 min)Savoir calculer |
| 9h10 |
morale/religion |
Savoir calculer |
Savoir lire |
Géométrie |
Savoir lire |
| 10h20 |
Lecture-plaisir (10 min)Savoir calculer |
Lecture-plaisir (10 min)Les grandeurs |
gymnastique |
Lecture-plaisir (10 min)Savoir écrire |
Pédagogie différenciée et remédiation |
| 11h10 |
Savoir lire |
Savoir lire |
Les grandeurs |
morale/religion |
Conseil de classe |
| 12h |
Pause |
| 13h30 |
Eveil |
Eveil |
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Education aux médias |
Education plastique |
| 14h10 |
Education musicale |
gymnastique |
Savoir parler/écouter :Philosophie avec les Es/Comm. Interculturelle/Citoyenneté (tournante) |
Conclusion
Actuellement, on entend, de plus en plus dans les médias et même à la Haute Ecole, que le métier d’enseignant est bien plus difficile qu’avant car il faut à la fois enseigner et éduquer. Cependant, malgré ces difficultés, je me donne comme défi, de ne pas baisser les bras, de toujours chercher à m’adapter aux enfants qui me seront confiés.
J’estime que c’est du devoir de l’enseignant de se remettre en question, de s’adapter et d’user de méthodes créatives et différenciées pour permettre aux enfants d’apprendre dans un climat détendu et de confiance afin que tous, enseignants et enfants, nous puissions nous sentir bien à l’école.
Cette vision idéaliste ne restera pas que des mots, j’essayerai de mettre tout en œuvre, et avec la collaboration de mes collègues, pour relever ce défi.
D’un point de vue personnel, je voudrais organiser ma formation continuée afin de m’informer des nouvelles méthodes, nouveaux contenus ou changements sur le plan institutionnel afin de toujours revoir et améliorer ma pratique.A l’heure d’aujourd’hui, je me sens très investie dans mon futur métier, je cherche sans cesse de nouvelles pistes à exploiter. Pour les années à venir et tout au long de ma carrière, j’essayerai de maintenir cet éveil, cette remise en question et cette recherche permanente.